Tapisserie de Bayeux

"L’origine se perd dans la nuit des temps, le courage est connu"

Goscelin de la Rivière

Gozelin Riviere / Goscelin de la Rivière

Né en 1048 ou 1050, ce Normand avait pour nom Goscelin de la Rivière. Il fut l'un des compagnons de Guillaume, duc de Normandie, qui conquit l'Angleterre en 1066. il y a dix siècles, Goscelin débarquait sur les plages anglaises ; il n'avait pas vingt ans. Nous savons très peu de choses sur lui ; a-t-il combattu à Hastings ?  S'est-il marié ? A-t-il eu des descendants ? Si  oui, est-il l'ancêtre de la famille de la Rivière Pré d'Auge ? N'oublions pas qu'il vécut il y a mille ans, à une époque où les écrits étaient rares, où les registres d'état civil n'existaient pas.
Les Normands étaient des conquérants comme le furent avant eux leurs ancêtres les Vikings. D'ailleurs à l'époque où Guillaume se lançait dans la conquête de l'Angleterre, d'autres Normands, tout aussi intrépides, partaient à l'aventure en Méditerranée et s'emparaient de la Sicile pour en faire un royaume normand.
 
Avant de partir sur les traces de Goscelin, évoquons rapidement le contexte historique.

Des invasions Vikings au duché de Normandie

Deux siècles et demi d'invasions

Dès le 8e siècle, les Vikings, franchissent la mer du Nord à bord de leurs drakkars [1] ou dreki et entreprennent des raids destructeurs dans les îles Orchades, le long des côtes d'Angleterre, et d'Irlande. Les incursions sont brèves et exigent peu de moyens.
Au 9e siècle, les invasions vont s'intensifier et toucher de nombreux pays. Une colonie suédoise s'implante en Russie. Les Vikings pillent les côtes de la mer du Nord, de la Manche et de l'Atlantique, ils débarquent sur les îles de Noirmoutier, Oléron, Ré, les côtes d'Aquitaine.
Grâce à leurs navires de guerre d'une vingtaine de mètres de longueur, à coque souple, à faible tirant d'eau, et capables de se déplacer à voiles ou à rames, les Vikings remontent fleuves et rivières comme l'Escaut, la Meuse ou le Rhin et attaquent les villes et les édifices religieux. En 841, ils remontent la Seine, pillent Rouen et sa cathédrale. Ils détruisent les abbayes de Jumièges et de Saint-Wandrille. Puis ce sera un premier raid contre Paris. En 40 ans, les Vikings feront le siège de Paris à quatre reprises.
Parallèlement, des foyers de peuplement se développent comme au sud de Caen ou dans le nord de la presqu'île du Cotentin. 
Les échecs successifs des Francs pour repousser durablement les Scandinaves s'expliquent en grande partie par les divisions internes de l'empire carolingien, divisions concrétisées en 843 par le traité de Verdun qui divise l'empire de Charlemagne en trois royaumes. En 891, la bataille de Louvain opposant les Vikings aux Francs apporte la victoire au roi carolingien Arnulf. Cependant, une fois encore, si les rois francs ont souvent battu les Vikings lors des batailles rangées, ils sont dans l'incapacité de contenir et de s'opposer aux raids et aux pillages répétés des "hommes du nord".

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[1]  Le terme de dreki sert d'abord à désigner les figures sculptées à la proue et à la poupe des navires, qui représentaient souvent des dragons. Les navires de guerre étaient aussi appelés langskip

Le duché de Normandie

Après le siège de Chartres où les Vikings sont battus, le roi de France signe en 911  le traité de Saint-Clair-sur-Epte qui concède des territoires autour de la Basse-Seine au chef Viking, Rollon. L'étendue de ce territoire correspondait à peu près à la surface de l'ancienne Haute-Normandie. Par ce traité, les Vikings s'engagent à protéger le royaume franc de Charles III de toute nouvelle invasion des "hommes du Nord". Ce traité est très important ; il donne naissance au futur duché de Normandie qui deviendra un état puissant et prospère, peut-être le plus puissant d'Occident.
Le dynamisme et le savoir-faire des Vikings dans le domaine de la construction navale leur permettront de se lancer par la suite à la conquête de l’Angleterre, de l’Italie du Sud, de la Sicile et du Proche-Orient des croisades. 

Invasions Viking

 

Conquête et administration de l'Angleterre par Guillaume


Une succession difficile au trône d'Angleterre difficile


Le roi d'Angleterre Édouard le Confesseur meurt le 5 janvier 1066 sans laisser d'enfants. Son beau-frère Harold Godwinson déclare que le roi lui avait promis la couronne sur son lit de mort. Le couronnement a lieu le lendemain. Un prétendant au trône se fait connaître : le roi norvégien Harald Hardrada à qui on aurait aussi promis le trône.  Neuf mois plus tard, en septembre, il tente d'envahir l'Angleterre mais il est vaincu et tué par Harold à la bataille de Stamford Bridge, le 25 septembre 1066. 
De son côté, Guillaume affirme également que le royaume lui a été promis par le roi défunt, et qu'Harold avait juré de respecter cet arrangement. Le duc de Normandie entend bien faire valoir ses droits au trône d'Angleterre. Retrouvant l'esprit de conquête de ses ancêtres vikings, il décide de se lancer à la conquête de l'Angleterre.
En moins de dix mois, il rassemble dans l’estuaire de la Dives une flotte d’invasion d’environ 600 drakkars et une armée estimée à 7 000 hommes. Son armée, réunie à Dives-sur-Mer, puis à Saint-Valery-sur-Somme, est composée en grande partie de Normands. Beaucoup d'entre eux sont des soldats puînés auxquels le droit d’aînesse laisse peu de chances d’hériter d’un fief. Guillaume leur promet, s’ils se joignent à lui en apportant leur propre cheval, une armure et des armes, qu’il les récompensera avec des terres et des titres dans son futur royaume.

Fin septembre 1066, Guillaume débarque dans une baie du Sussex. Harold se porte à sa rencontre et l'affronte à Hastings le 14 octobre. Cette bataille décisive voit la mort d'Harold et la victoire de Guillaume.
 

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Illustration réalisée pour le château de Falaise par Emmanuel Cerisier Illustrations

Angleterre normande

Guillaume est sacré à l'abbaye de Westminster le jour de Noël 1066. Mais rapidement des révoltes vont avoir lieu, en 1067 puis en 1069 que Guillaume devra réprimer durement. Parallèlement, il doit traiter les affaires du Duché de Normandie. Il délègue ses pouvoirs, passe quelques mois en Angleterre, revient en Normandie continentale pour s'occuper de révoltes soutenues par ses ennemis, le duc d'Anjou et le roi de France. Puis c'est le retour en Angleterre où Guillaume doit affronter la "révolte des comtes" qui fut la dernière opposition sérieuse qu'il dut affronter en Angleterre. 
La conquête normande aura pour conséquence la disparition presque totale de l'aristocratie anglo-saxonne, tant militaire qu'ecclésiastique. Les Normands sont majoritaires et sont nommés aux postes-clés dans l'armée, l'administration, le clergé et à la cour. Par la suite des dizaines de milliers de Normands s'installent en Angleterre. 

Changements territoriaux

Conjointement à l'occupation militaire nécessaire pour prévenir les révoltes, pacifier et unifier le royaume, Guillaume redistribue les terres à ses compagnons et met en place une organisation territoriale s'inspirant du système féodal du duché de Normandie. Ce système établit un rapport de soumission du vassal au seigneur, qui passe par la cérémonie traditionnelle de l’hommage. Cet acte détermine des devoirs réciproques.

Le roi était le propriétaire de toute la terre d'Angleterre. Il conservait pour lui environ un quart de cette terre ; c'était le domaine royal. Tout le reste fut distribué à 1400 grands vassaux, appelés "tenants-en-chef" car ils "tenaient" leur terre du roi lui-même. Environ 25% de ces terres ont été données à l'Église (évêchés, abbayes). Le  reste revenait aux grands seigneurs laïcs (Normands, Bretons et Flamands, compagnons du roi lors de la conquête). 

L'organisation des fiefs était complexe. En effet, ils étaient fréquemment répartis sur plusieurs comtés. Ainsi, Robert de Mortain, demi-frère de Guillaume a-t-il reçu 793 fiefs dispersés dans 20 comtés. Un fief pouvait englober un ou plusieurs villages et un village pouvait aussi être partagé entre deux fiefs.

 
Les tenants-en-chef prêtaient allégeance au roi et lui devaient un service militaire. En contrepartie le roi les protégeait en cas de guerre.  
Les tenants-en-chef concédaient à leur tour une partie de leurs terres à des vassaux (des tenants) ; ces derniers prêtaient le serment d'hommage et d'allégeance au tenant-en-chef et lui devaient l'aide militaire. En retour, ils bénéficiaient de la protection de leur seigneur en cas de guerre. 
De la même manière et selon le même contrat, les tenants pouvaient laisser une partie de leur terre à des sous-tenants (des chevaliers le plus souvent). A la base de la pyramide féodale, travaillant sur la terre de leur seigneur, les paysans répartis en deux classes : les serfs, non libres et attachés à la terre seigneuriale et les vilains, paysans libres placés sous la protection du seigneur.

Le seigneur foncier pouvait diviser son domaine et concéder certaines parcelles (les tenures) à des paysans qui en échange devaient s'acquitter d'une redevance annuelle, le cens.
 

Sur les traces de Goscelin de la Rivière


Partons sur les traces de Goscelin de la Rivière ; les généalogistes situent ls naissance aux alentours de  1048/1050. 

Les listes de compagnons de Guillaume
Plusieurs listes recensent les noms des "compagnons de Guillaume" ;  les principales sont au nombre de trois : la liste de Battle abbey à Hastings, la liste de Falaise et celle de Dives. 


- La liste de l'abbaye d'Hastings (the roll of Battle Abbaye) Elle comptabilise le nom des combattants de la bataille d'Hastings. Elle ne fut établie qu'au 14e siècle.  Selon C. Warren Hollister[2], au cours des siècles, elle a été "recopiée, enrichie et truquée". Au final, sur les 629 noms qu'elle comporte, seule une trentaine se rapporte à des combattants authentifiés comme présents sur le champ de bataille, ce qui est fort peu. Le nom de Goscelin n'y figure pas. 
[2] C.Warren Hollister : auteur et historien américain, spécialisé dans l'histoire médiévale anglaise. 

- La liste de Falaise
Cette liste est composée de 315 noms de chevaliers qui auraient participé à la bataille d'Hastings. Les noms sont gravés sur une plaque de bronze, inaugurée en 1932. Le nom de Goscelin n'y figure pas.

- Le Roman de Rou
Il ne s'agit pas d'une liste mais d'une œuvre littéraire, "Le Roman de Rou" (Rou pour Rollon) écrite 100 ans après la bataille par le poète-chroniqueur maître Wace [3].  L'ouvrage mentionne le nom de 116 personnes dont une vingtaine sont identifiables mais il semble que l'auteur ait mis en avant les contributions de familles de la région de Bayeux, peut-être au détriment d'autres familles. 

[3] Maître Wace, chroniqueur et poète français, né à Jersey vers 1100, mort probablement à Bayeux vers 1175. Ses deux œuvres historiques seront le Roman de Brut ou histoire des Bretons, et le Roman de Rou, ou histoire des Normands.

Pyramide féodale
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Pyramide féodale

- La liste de Dives
Le nom de Goscelin de la Rivière fait partie de la "liste des 475 compagnons de Guillaume" gravés sur le mur occidental de la nef de l'église de Dives-sur-Mer. Cette liste fut inaugurée le 17 août 1862, par l'éminent historien et archéologue, Arcisse de Caumont. Elle ne reprend pas les listes anglaises, elle a été établie à partir des chartes anglaises du règne de Guillaume et à partir du Domesday Book. Elle recense tous les Normands impliqués dans les suites de la conquête, autrement dit après la bataille d'Hastings. Ce qui ne signifie pas que tous ces compagnons n'ont pas participé à d'autres batailles ultérieurement.  
Cette liste apparaît donc comme plus fiable que les autres car attestée par des documents écrits.

Eglise de Dives-sur-Mer in "Statistique Monumentale du Calvados" - Arcisse de Caumont
Eglise de Dives-sur-Mer
in "Statistique Monumentale du Calvados" - Arcisse de Caumont

Goscelin de la Rivière : son nom est gravé en bas et à gauche de la liste de Dives

La liste de Dives Dives : Les compagnons de Guillaume le Conquérant
La liste de Dives Dives : Les compagnons de Guillaume le Conquérant

Sur le mur, surmontant la liste, cette inscription :
Compagnons de Guillaume à la conquête de l'Angleterre 1066

Le Domesday Book
 

 A la fin de son règne, en 1086, Guillaume ordonne un recensement des domaines du royaume. Les résultats de cette vaste entreprise, sans équivalent dans toute l'Europe médiévale, sont compilés dans le Domesday Book.

Le Domesday book est un outil remarquable car il donne beaucoup de renseignements sur l'occupation des sols, les structures agraires, la société et l'économie des campagnes anglaises.

Guillaume voulait savoir, entre autres choses, pour chaque village «comment est appelé le manoir, qui le tenait au temps du roi Edouard, qui le tient maintenant ; combien de charrues dans le domaine; combien de serfs et combien d’hommes libres ; combien de forêts, combien de prés ; combien de pâturages ; combien de moulins ; combien de viviers ; combien a-t-il été ajouté ou retranché ; combien valait le tout ensemble avant 1066 et combien maintenant, en 1086 ? ».  (Louis Stouff)

Cette vaste enquête a permis de recenser les possessions de la couronne ainsi que les revenus qu'on pouvait en attendre (taxes). De plus l'enquête a permis de recenser le nom de tous les vassaux du roi.

Le nom de Goscelin de la Rivière figure sur le Domesday Book (folio 73, colonne 29, volume 1) 

Le Domesday Book
Le Domesday Book

Goscelin de la Rivière, seigneur du manoir de Sele, comté de Wiltshire

Dans le Domesday book, le nom de Goscelin de la Rivière est associé à trois fiefs. ll était le seigneur (le lord) de deux manoirs qu'il tenait de du Comte Robert de Mortain, demi-frère du roi Guillaume :
– le manoir de Bruton dans le Somerset et
– le manoir de Kilmington à la limite entre le Somerset et le Wiltshire

Il était aussi le seigneur d'un fief qu'il tenait directement du Roi Guillaume, il était donc tenant-en-chef de ce fief :
– le manoir de Sele dans le Wiltshire

Le village de Sele, s'appelle aujourd'hui Zeals (658 habitants) ; il est situé au nord-ouest de Souhampton (100 km) et de Salisbury (45 km).

Le Domesday book nous apprend que la terre de Sele comprenait deux manoirs. L'un appartenait à Alfgeat (Higher Sele) et l'autre à Goscelin de la Rivière (Lower Sele).

Gozelin Riviere / Goscelin de la Rivière
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Goscelin de la Rivière - Domesday Book
Page du Domesday mentionnant l'enregistrement de la propriété de "Goscelin de Rivière"   A droite, la page entière.
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Domesday  book
Cliquez sur les documents pour les agrandir
Ci-contre, extrait du Domesday mentionnant
le nom de Goscelin de la RIvière en tant que
"tenant"  du domaine de Bruton/Kilmington
Domesday  book
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 Ci-dessous, le texte extrait du Domesday traduit du latin vers l'anglais et  vers le français.

--------------------------- FRANCAIS------------------------------

"Goscelin de la rivière tient la terre de SELE du Roi (Guillaume le Conquérant, 1066). Almar (nom de l'ancien propriétaire) a tenu cette terre du temps du Roi Edouard (Le Confesseur 1042-1066) et il payait pour cette terre la taxe de 2,5 hides.  La terre est de trois charrues (il y a de la terre pour trois charrues).

 Dans le domaine (appartenant au seigneur),  il y a une charrue (il y a de la terre pour une charrue) et deux serfs ; et il y a cinq vilains (tenants du seigneur) et trois paysans (également tenants du seigneur) avec deux charrues (il y a de la terre pour deux charrues). Il y a là un moulin rapportant 40 pence (au Seigneur) et trois acres de prairie. La pâture s'étend sur trois furlongs de long (trois fois 200 mètres) et trois furlongs de large (trois fois 200 m). Le bois a un demi-mile de long et autant de large. Ce domaine a valu (au temps du roi Edouard le Confesseur) et vaut 30 shillings (ou pièces d'or)."

---------------------------ANGLAIS MODERNE--------------------------


"Gozelin Rivoire holds SELE of the king.(William I the Conqueror). Almar held it the time of king Edward (the Confessor, 1042-1066), and he paid geld (tax) for 2,5 hides (1 hide = about 60-120 acres).  The land is three carucates (i.e. there is  land for three ploughs). In demesne (i.e. belonging to the lord) is one carucate (i.e.land for one plough), and two slaves, and five villeins (tenants of the lord) and three cottiers (or cottagers, also tenants of the lord) with two carucates (i.e. land for two ploughs). There is a mill paying 40 pence (to the lord), and three acres of meadow. The pasture is three furlongs long and three broad. The wood is half a mille long and as much broad. It was worth (in the time of King Edward the Confessor), and is worth 30 shillings."

tableau-Manoir.jpg

Autres unités utilisées : 1 mille = 1609 mètres,  1 furlong=200 m,  1 acre=4046m2-

–Selon la valeur de l'hide (60,90 ou 120 acres) la surface des terres labourable était donc comprise entre 60 et 121 ha.
–Au total, la superficie du manoir était comprise entre 161 et 222 ha.
–Le Domesday précise que 10 familles (paysans libres, serfs et autres) travaillaient dans le domaine de Goscelin, ce qui correspond approximativement à 40 à 50 personnes.
–Les moulins à eau étaient la principale source d'énergie en dehors des bœufs : plus de 6 000 sont enregistrés dans le Domesday.
–Les bois (woodland) : Généralement quantifié par le nombre de porcs que le bois peut nourrir.  Environ 15 % du pays était boisé en 1086.
 

Généalogie : qui est l'ancêtre le plus ancien de la famille de la Rivière ?

 Jéhan né en 1270 ou Goscelin né en 1048 ?
 

Le comte Richard a fait des recherches généalogiques poussées sur la famille de la Rivière. Il en a tiré une imposante monographie dont deux exemplaires ont été déposés aux archives départementales.
L'ancêtre le plus ancien pour lequel des documents permettent d'attester la filiation avec la famille de la Rivière est Jéhan (ou Jean) de la Rivière, écuyer seigneur des Authieux-sur-Corbon né vers 1270.
Richard de la Rivière cite d'autres la Rivière ayant vécu entre le XIe et le XIIIe siècle, dont le nom est cité dans des actes qui cependant ne permettent pas d'établir une filiation à partir de Goscelin. "On  ne peut donner pour absolument certaine la filiation complète et suivie qu'à partir de Jean" écrit le comte.

En guise de conclusion 


"L'origine se perd dans la nuit des temps, le courage est connu" , la devise de la famille souligne l'ancienneté du nom mais aussi un certain flou originel. Toute recherche généalogique bute inévitablement sur un ancêtre ultime (Jehan ? ) au-delà duquel on aborde l'inconnu, "la nuit des temps".
Pour autant, la filiation avec Goscelin de la Rivière est probable, Richard de la Rivière en est convaincu. D'ailleurs, la devise familiale l'affirme : "le courage est connu." et il en fallut pour se lancer dans la conquête de l'Angleterre.
Bon sang ne saurait mentir dit le proverbe, alors plaçons un lien de cœur entre Goscelin et Jehan de la Rivière.

Titre 6