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GAëtane bouffay

Gaëtane BOUFFAY

1906 1988

 Pour présenter Gaëtane Bouffay, citons des extraits d'un texte publié sur le site des archives du Calvados.

"Originaire de l'Eure, Gaëtane Bouffay tient une mercerie à Saint-Désir-de-Lisieux, 16 rue Gustave David, au début de la guerre.

Elle est également prédicatrice laïque de la communauté protestante de Lisieux. C'est une proche du pasteur Henri Orange, arrivé à Lisieux en octobre 1938, et président de la section levoxienne de la Résistance Universelle pour la Paix.

Dans le courant de 1941, le réseau Famille-Interallié s'implante en Basse-Normandie, par l'intermédiaire de Raoul Kiffer dit Kiki ou Raoul.

C'est à Lisieux que se constitue le groupe le plus important, sous la férule du docteur Paul Hautechaud de Fervaques qui convainc le pasteur Orange de rejoindre la Résistance. Le pasteur Orange va à son tour recruter plusieurs de ses paroissiens dont Gaëtane Bouffay en janvier 1942.[...]

Paul Hautechaud et ses compagnons qui, entretemps, ont rejoint le réseau Jean-Marie (Buckmaster).[...]

Outre la collecte de renseignement et le rôle d'agent de liaison, G. Bouffay participe à l'hébergement des aviateurs alliés, des réfractaires au Service du travail obligatoire (STO) et aux résistants en cavale comme c'est le cas pour René Capron et Henri

Dobert à la suite de l'attentat contre Louis Laplanche. En juin 1943, le docteur Hautechaud lui confie la responsabilité du réseau pour le pays d'Auge en remplacement d'Hugo Bloch. Elle réorganise le réseau en vue du Débarquement annoncé par Raoul pour le mois d'octobre. [...]

A la suite de deux attentats manqués : l'un contre l'usine de dynamite Nobel à Ablon et l'autre contre Louis Laplanche, chef cantonal du Rassemblement national populaire, le 4 septembre 1943, la Gestapo lance une vaste opération d'arrestations dans le Pays d'Auge. Début octobre, le réseau Jean-Marie au niveau du Calvados est démantelé.

Gaëtane Bouffay est arrêtée le 6 octobre 1943. Torturée, elle parvient à ne pas parler. Elle est incarcérée à la prison de Caen jusqu'au 24 janvier 1944 date à laquelle elle est transférée au camp de Compiègne-Royallieu.

Le 4 février, elle est déportée à Ravensbrück puis  vers  les Kommandos extérieurs de Buchenwald, Leipzig-Hasag et, en dernier lieu, Schlieben.

Elle est libérée le 21 avril 1945.

Rentrée à Lisieux, elle n'aura de cesse d'aider les familles de déportés et fusillés et de témoigner de l'action de la Résistance."

Source : Archives du Calvados

"Visages lexoviens" version numérisée

Gaëtane Bouffay souhaitait que l'on conservât vivante la mémoire de ses compagnons de Résistance et de déportation disparus. Aussi réunit-elle autour d'elle des camarades de ces temps d'épreuve pour évoquer à travers des textes la mémoire des disparus.
   Elle fut la cheville ouvrière d'un travail collectif qui s'acheva par la publication dans les années 1970 d'une monographie : "Visages loxoviens 1940-1945".
   Les textes avaient été tapés à la machine à écrire puis rassemblés en un cahier de 123 pages. Aujourd'hui, on ignore combien d'exemplaires ont été distribués et combien il en reste en circulation.
Ce travail de mémoire mérite d'être connu du plus grand nombre, c'est pourquoi, j'ai scanné, édité et mis en forme tous les textes afin de les diffuser sur Internet. Une version papier téléchargeable et imprimable est également mise à disposition sur le  site.
   La monographie originale comportait des photos rassemblées sur des pages à part. Dans la présente édition, elles ont été intégrées aux textes. Quelques photos supplémentaires  ont été ajoutées
[1].

   Quelques coquilles peuvent subsister, ne pas hésiter à les signaler, merci.


Michel Tribehou, sept. 2019

 

 

[1] Ajout de photos : Olivier Cabioch, Edmone Robert, Armel Mourat, Xavier de Maistre.

 

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Extrait du document original

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